Fibres longues et circuits courts

Un des temps forts de notre association est la journée annuelle de RENCONTRES INTERPROFESSIONNELLES. Les éditions précédentes ont fait naître nombre de projets, de synergies au gré des échanges formels et informels. Les circonstances de l’année nous ont conduit à revoir la forme de ces Rencontres LCBio… mais pas le fond !

C’EST DONC AVCE PLAISIR QUE NOUS VOUS PRESENTONS NOTRE EDITION 2020 !

Du 13 au 23 juillet : tous les jours à 10h sur le compte Instagram @linetchanvrebio

INTERVIEWS : nous diffuserons chaque jour sur notre compte Facebook et sur Instagram @linetchanvrebio, le portraits de ces femmes et de ces hommes qui oeuvrent pour le développement du chanvre et du lin bio textiles : Jacques FOLLET (LCBio), Joris SOENEN (liniculteur bio), Henri POMIKAL (teilleur et expérimentateur chanvre), Pierre AMADIEU (Hemp’Act), Paul BOYER (tricotage LINportant), Jean-Charles TCHAKIRIAN (Le Gaulois jeans), Christele MERTER (Gentle factory), Raymond LIBEERT (tissage LIBECO), Pascal MORTOIRE (la Chanvrière de l’Aube), Emmanuelle HYSON (Leherpeur Paris, bureau de conseil), Christian DIDIER (tissage Emanuel Lang). Un voyage à travers des savoirs-faire en pleine renaissance.

Direction artistique : Marion CLEMENT – studio Green Door Stories

Interview : Catherine DAURIAC, journaliste indépendante passionnée de fibres libériennes

Montage : Jérémy FLORET

Ces quelques jours de témoignages se termineront par une TABLE RONDE animée par Marion CLEMENT, le JEUDI 23 JUILLET à 19 heures : en direct sur la page facebook Lin et chanvre bio

REGAIN POUR LES FIBRES LOCALES, ILLUSION OU REALITE ?

Avec la participation de :

Marion LEMAIRE de la marque SPL!CE

Pierre SCHMITT président du groupe Velcorex

Paul BOYER, directeur de la coopérative de tricotage LINportant

Mathieu GRENIER, liniculteur en agriculture biologique

Raymond LIBEERT, directeur général du tissage LIBECO

Pierre-François LELOUET, président de l’agence NellyRodi et de la Fédération du Prêt-à-Porter

et Ludovic MEENS, responsable sourcing chez Monoprix.

Cette table ronde sera propice au débat entre les différents acteurs des filières textiles du chanvre et du lin bio. De la culture aux marques de prêt-à-porter, nous discuterons filières locales, impact du coronavirus, technicité et actualité.

ECOUTEZ ET PARTICIPEZ A LA TABLE RONDE , 2 options :

Je suis sûr d’être présent-e le jour J et je n’ai pas facebook. Je m’inscris par retour de mail au webinaire Zoom.

Je souhaite m’inscrire à l’évènement et suivre en direct depuis facebook. Je clique ici !

Ces Rencontres virtuelles Lin et Chanvre Bio édition 2020 sont réalisées avec le soutien financier du ministère de l‘Agriculture et de l’Alimentation dans le cadre du programme « Animation en Agriculture biologique ». Le programme d’ « expérimentations pour la création d’une filière chanvre textile » reçoit l’appui financier de l’agence de l’eau Seine-Normandie dans le cadre du programme Eau et Climat. L’association Lin et Chanvre Bio travaille en partenariat avec la région Normandie.

LinPossible

La démarche LinPossible, à laquelle est associée l’association a été lancée en 2019. Par ailleurs, une filature au sec a vu le jour en Alsace, en 2020 (voir dans « on parle de nous ») et d’autres projets sont en réflexion …

La relocalisation de la transformation du lin textile en France n’est plus une utopie !

En 2019, des acteurs de la filière ont lancé le projet sur le projet LinPossible dans l’objectif de relocaliser un outil de filature du lin en France.  Les initiateurs de ce projet sont : Terre de lin, Safilin, les confectionneurs Dao Davy, LinPortant et les marques 1083 et Splice ainsi que l’association Lin et Chanvre Bio.

Comment fonctionne le projet ?

Tout d’abord, le filateur français Safilin a estimé le surcoût du fil filé en France à 10€ par Kg, par rapport à un fil fabriqué en Pologne.

Pour se préparer au surcoût les marques concernées augmentent le prix de leurs produits actuels. Par exemple pour un tee-shirt, le surcoût dû au fil tissé en France pourrait être d’environ 2€. Ce Tee-shirt au prix initial de 30€ sera vendu 32€. Les 2€ de surcoût seront reversés dans un compte tenu par l’association Lin et Chanvre Bio ; l’argent ainsi collecté servira à financer la future filature de lin Française.

Avec un modèle économique déjà anticipé par LinPossible, les marques ayant rejoint la communauté seront déjà prêtes à « basculer » dans la filature tricolore.

Grâce à une étiquette avec le logo LinPossible sur le vêtement, les clients des marques reconnaîtront leur engagement pour le made in France et l’écologie.

Cette démarche est pour le moment en suspens ; d’autres réflexions et projets sont en cours.

Du lin et du chanvre pour les masques barrière

Le LIN et le CHANVRE pourront aussi nous protéger !

Les initiatives pour répondre à l’ENORME besoin en masque sont nombreuses. Le lin et le chanvre ne sont pas en reste. Nous relayons dans cette rubrique les actions de nos adhérents et partenaires.

La filature de lin -tout récemment en place- et les métiers à tisser de l’entreprise EMANUEL LANG tournent pour la fabrication de masques à Hirsingue, dans le Sundgau. Ils sont en capacité de produire chaque semaine 100 000 masques sans coutures, lavables et recyclables, composés à 45 % de lin filé au sein de l’entreprise et 55 % de coton bio.

Christian Didier, directeur général d’Emanuel Lang, devant le métier à tisser indique que «  La confection de ces masques est un moyen pour nous de pérenniser la notion de filière de lin français avec notre activité de filature et de tissage  ». En lire +

Partenaire de Lin&Chanvre Bio sur les travaux de recherche et développement en chanvre textile, pour le tissage du chanvre, Christian Didier et Pierre Schmitt ont à cœur de relocaliser les étapes de transformation textile du lin. Ils sont pionniers en la matière en démarrant début 2020, une filature à sec, de lin, en Alsace. Un premier pas, très encourageant pour la filière !

GEOCHANVRE F, fabricant français de géotextiles, toiles de paillages etc, situé dans l’Yonne, fabrique un masque barrière en feutre filtrant de catégorie 2 à DESTINATION DES PROFESSIONNELS. Pour plus d’information

LES ABEILLES COUTIERES

A l’initiative de Christophe PELLETIER, entreprise créaLIN (www.crealin.fr ), l’idée est de créer un réseau de couturiers.ères. prêts.tes à mettre leurs talents au service de la fabrication de ces masques.

Dans un premier temps, nous recherchons des couturiers.ères professionnels.les indépendants.es, artisans, auto-entrepreneurs, atelier de confection, avec une structure juridique permettant d’émettre des factures. A brève échéance, nous étudions la possibilité légal et juridique d’intégrer et rémunérer tous les couturiers.ères non professionels.les à notre réseau (retraités.es, couturiers.ères occasionnel.les…). Les titres emploi-services de l’URSSAF pourrait nous y aider simplement.

Bien entendu, des couturières bénévoles sont les bienvenues mais dans le cadre de la fabrication de masques qui seront offerts aux plus démunis.

Le principe est que chacun.e reçoit des masques en kit à assembler, en tissu lavable (d’origine française) fabriqués selon la spécification AFNOR, validés par la DGA. Le nombre de kits, le conditionnement et la livraison des masques réalisés, ainsi que la rémunération est fonction de votre statut (voir plus haut) et de votre capacité à confectionner.

Si vous souhaitez aider ce projet et devenir une « abeille couturière », merci de vous faire connaître par mail à : christophe.pelletier@crealin.fr. En retour, nous vous transmettrons toutes les informations nécessaires pour commencer à butiner !

Si vous êtes une collectivité, une entreprise, un artisan, faites-nous connaître vos besoins quantitatifs de masques par le mail.   Nous ne tarderons pas à revenir vers vous.

le masque présenté est un prototype en tissu filtrant

Brigitte MICHELOT-COYARD,  KYEWO (www.kyewo.com) adhérente de LCBio s’est déjà mise à butiner.

Saluons aussi le projet en cours dans le Nord, de fabrication « collaborative » de masque pour le personnel médical : www.lesouffledunord.com.

Lin textile biologique 2020 : les semis sont faits!

Le semis de la culture de lin cette année a commencé vers le 1er avril. En mode de production en agriculture biologique, les liniculteurs se donnent le temps, pour certains, de faire un (ou plusieurs) faux semis, consistant à faire lever les « mauvaises herbes », concurrentes de la culture. Et surtout, ils attendent que le sol soit bien « réchauffé ». En soignant la préparation du sol et le « lit de semences » des graines de lin, l’agriculteur favorise une levée rapide, de jeunes pousses vigoureuses.

La surface de lin textile biologique effectivement semée, sur des exploitations en Agriculture Biologique (AB) ou en conversion vers l’AB, est d’environ 800 ha pour cette campagne 2020. La crise du Coronavirus touche de plein fouet le secteur textile et n’épargne pas la filière lin. Cependant les contingences techniques et agronomiques des exploitations agricoles, en particulier à ce moment de l’année culturale, conduisent les agriculteurs « à faire ce qui était prévu ». Malgré les stocks de lin importants, le millésime 2020 est lancé.

balles de paille de lin en attente d’être teillées. Photo Corinne Staegen – juin 2019

Les graines sont en terre, certaines ont germé et les premières feuilles voient le jour. C’est parti pour les 120 jours du lin ! 120 jours d’alchimie entre le sol, la météo et le savoir-faire de l’agriculteur !

LINportant : des tee-shirts en lin bio fabriqués en Normandie

LINportant est un projet d’unité industrielle de tricotage, coupe et confection de tee-shirts en lin biologique, près de Caen.

LINportant, le « plus bio » des projets « made in France »

Les tee-shirts seront fabriqués en lin textile bio et contribueront ainsi au développement de l’agriculture biologique en Normandie. Toutes les étapes de transformation (y compris la teinture) garantissent le respect de l’environnement et de la santé, grâce au label GOTS.

Située en Normandie, dans la région même où le lin textile est cultivé, cette usine a pour objectif de transformer 20 tonnes de fil de lin en confectionnant des tee-shirts, le vêtement que l’on porte tous les jours et en toutes circonstances. Comme le dit Paul Boyer (fondateur et directeur de LINportant) : « le tee-shirt, c’est notre emballage ; alors choisissez le meilleur emballage qui soit pour ce que vous avez de plus précieux, vous-même et pour ceux qui vous sont chers ».

En relocalisant cette étape de la transformation textile, LINportant contribue à une mode éthique et eco-responsable.

L’association Lin & Chanvre Bio est membre de LINportant, Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), dont les valeurs environnementales, territoriales et sociétales nous correspondent complètement.

Pour en savoir plus et soutenir ce projet : https://linportant.fr/

Le chanvre textile remarqué aux Trophées de la bioéconomie 2020

Le travail de l’association Lin et Chanvre Bio a reçu le « coup de cœur » du jury des Trophées de la Bioéconomie. « Du pré au prêt à porter » : c’est ce qui résume le travail entrepris depuis 4 ans pour trouver les variétés de chanvre adaptées, définir la conduite au champ, le stade de récolte et surtout trouver les outils de récolte pour cette plante qui peut atteindre 2 mètres de haut. Si divers projets existent autour du chanvre en France, celui de Lin et Chanvre Bio, dans un contexte normand, a la particularité de vouloir s’appuyer sur les outils industriels du lin textile. L’un des fruits de ce travail est la fabrication d’un prototype de jean en chanvre. Plus largement, les résultats sur la qualité des fibres obtenues sont prometteurs.

Cette reconnaissance du Ministère de l’agriculture est aussi encourageante pour LCBio : « Naturellement résistante aux maladies et ne nécessitant aucun produit phytosanitaire ni irrigation, le chanvre est une plante aux nombreux atouts. Notamment celui de fournir des fibres textiles solides biodégradables et confortables. En France, 88 millions de jeans sont vendus chaque année. L’industrie du textile est le deuxième secteur le plus polluant au monde. L’association Lin et Chanvre Bio souhaite relancer une filière chanvre textile français, de l’agriculteur au fabricant de vêtement. Ce projet cristallise des enjeux écologiques, économiques, environnementaux mais aussi sociaux, dans la mesure où il comportera un ancrage territorial fort. » Lire le communiqué de presse

Les lauréats des Trophées de la Bioéconomie 2020

Pour en savoir plus, contactez Nathalie REVOL , chargée de mission chanvre à l’association, par mail : n.revol-lcbio[arobase]orange.fr

Le dossier de candidature à l’édition 2020 des Trophées de la Bioéconomie est disponible sur simple demande pour les adhérents de l’association.

Lin textile bio : réunions techniques en Normandie, du 5 au 18 février 2020.

L’association Lin et Chanvre Bio vous présenter les itinéraires techniques en LIN TEXTILE BIO, les résultats économiques et les perspectives de la filière, en partenariat avec Bio En Normandie : 

MERCREDI 5 FEVRIER à 14 h à TOTES (76), à la Maison Familiale Rurale

MERCREDI 12 FEVRIER à 10 h à VAL DE REUIL (27), site des Hauts Prés

VENDREDI 14 FEVRIER à 14 h à SAINT ROMAIN de COLBOSC (76), pôle de proximité de la communauté urbaine, 5 rue Sylvain Dumesnil.

MARDI 18 FEVRIER à 14 h près de CAEN (14), à VILLONS LES BUISSONS dans les locaux de la coopérative agricole linière du Nord de Caen

et en partenariat avec Bio Hauts de France, MARDI 25 FEVRIER à 14h à ARRAS (62) dans les locaux de l’association des producteurs d’endives, 2 rue des fleurs.

2,23,24.VI.2019

2,23,24.VI.2019 

TABLEAU : LA CHEMISE DE LIN de Delphine Debord Garcia.

Quelques mots de l’artiste : « Elodie Chuen-Douville, directrice artistique de l’association Alliance et Culture m’a proposée de participer à son opération « Tous à vos pinceaux ». Il s’agissait de créer une peinture avec comme thème « Lin et Patrimoine » qui serait exposée durant l’été 2019 à Saint Pierre le Viger (76) puis vendue aux enchères en reversant la moitié de la somme à l’association « Pro Aid Autisme ». J’ai choisi de peindre une longue chemise de lin ancienne avec petits plis et initiales brodées en rouge sur un fond de bibliothèque. J’ai utilisé pour cela ma technique habituelle: un carton préparé de format 25×15,5 cm (le format des esquisses de Seurat) peint à l’huile; puis je l’ai encadré d’une baguette de chêne clair.
J’ai voulu enfin verser à l’association « Lin et Chanvre Bio » dont je respecte beaucoup la
démarche l’autre moitié de la somme de cette peinture qui a trouvé acquéreur. ».

Un GRAND MERCI à Delphine de la part de Lin et Chanvre Bio

Compte instagram de photographies: @delphinedgarcia

Récolte de lin bio 2019

On estime à environ 400 ha, la surface de lin bio récolté en 2019. Le lin essentiellement cultivé en Normandie a souffert à certains endroits, du froid puis de la sécheresse du printemps. La tige est moins longue. Toutefois, la récolte semble de bonne qualité et on espère obtenir de belles fibres. Nous ne connaîtrons le résultat de cette récolte qu’une fois que ce lin sera teillé (opération industrielle d’extraction de la fibre). La production de lin bio sur une exploitation s’intègre à tout un ensemble d’autres productions végétales et animales. Pour en savoir plus sur une exploitation produisant du lin bio : visitez la ferme de la famille SOENEN, avec un groupe d’agriculteurs des CIVAMS normands.

Fauchage du chanvre Août 2019

Fibror 79

La première étape de récolte du chanvre est terminée !!! Et nous sommes ravis et fiers de vous annoncer qu’après quelques ajustements sur la machine, et l’adaptation du conducteur en fonction des hauteurs tout s’est déroulé sans encombre.

Sur le premier site, le chanvre était d’une hauteur située entre 2.50 et 3 mètres ce qui a compliqué le fauchage. En effet la machine est conditionnée pour un chanvre inférieur ou égal à 2.30m.

Disque coupeur

De plus les andains se chevauchaient, le passage du disque coupeur s’est avéré compliqué (outil permettant de couper le chanvre en longueur de 1 mètre pour l’adapter aux teilleuses à lin)

Sur le deuxième site, le chanvre ne dépassait pas les 1.30m nous n’avons eu aucun problème ni pour la récolte ni pour passer le disque coupeur.

Le chanvre du troisième site mesurait en moyenne 1.10 mètre, il a donc été fauché sans encombre. Nous avons pris la décision de ne pas le couper afin de tester si les têtes sont une gêne au teillage.

Enfin sur le troisième et le quatrième site nous avons fauché une nouvelle variété nommée Fibror 79. Les tiges sont de couleur jaune et seraient plus faciles à défibrer.

La suite après le rouissage !

Pour plus d’informations vous pouvez contacter : Nathalie REVOL : n.revol-lcbio arobase orange.fr